DE LA CONSCIENCE INDIVIDUELLE A L’INCARNATION
COMMENT NAISSENT LES CONSCIENCES INDIVIDUELLES
Je précise qu’à l’instant où j’écris ces lignes, j’avoue ignorer comment sont apparues les consciences supérieures. Toutefois, il nous a bien été montré où et comment se développent les consciences individuelles.
En voici le principe : la conscience supérieure crée de nombreuses consciences individuelles en elle, autrement dit des incarnations. Celle-ci ayant chacune son histoire, sa temporalité, son espace différent et vibrant à des fréquences différentes. Pour vous aider à mieux comprendre je vous transmets ce qui nous a été montré. Imaginez la conscience supérieure comme une immense sphère qui se remplit d’une âme et à l’intérieur de cette sphère voyez de petits points lumineux. Ce sont des consciences individuelles donc des incarnations. Chacun de ces points est dans une histoire particulière, une fréquence particulière et un espace-temps particulier. J’ignore si cette représentation est juste ou si elle est issue de nos filtres mais c’est ce que nous avons vu. C’est ce que certains appellent la matrice.
Il y a une parfaite intégration entre ces deux consciences mais chaque conscience individuelle est une entité spécifique dotée d’une conscience autonome. Pour illustrer mon propos, imaginez une main. Les doigts représentent les consciences individuelles, chacun d’entre eux peut, indépendamment des autres doigts, bouger. Néanmoins tous sont reliés à la paume, symbolisant la conscience supérieure. La particularité de la conscience de chacune de ces incarnations est d’être multidimensionnelle, elle va au-delà de ce que chacun peut percevoir dans sa densité et son incarnation. Il faut que l’incarné soit un être éveillé pour avoir conscience de cela. Ceux qui font du voyage astral grâce aux lois de l’Un (les lois de la Source qui régissent l’univers) l’ont parfaitement compris. Suivant le niveau vibratoire ou en fonction de la densité dans laquelle il vit, un incarné a plus ou moins conscience de cette interaction. Dans des incarnations au faible niveau vibratoire, l’incarné s’éloigne de cette perception et de la compréhension de ce qu’est réellement sa conscience.
Cette représentation de la conscience supérieure au travers d’une sphère ressemble à la vision du « Grand Tout » que nous avons également perçue. Une immense étendue qui contient les univers, les plans énergétiques et l’ensemble des formes de vie. Là encore l’idée de la matrice est présente.
Remarque :
D’une manière générale, quand une personne emploie le terme de conscience, elle est dans une perception très matérielle des choses, souvent associée à une fonctionnalité du cerveau. Ce dont je parle dans ce texte est un niveau de conscience et de compréhension bien plus élevé, un niveau cosmique issu du divin. Sans contrainte et sans restriction mais en lien avec son degré d’évolution.
Pour les consciences individuelles les plus anciennes, leurs expériences, leur niveau vibratoire les amènent à une perception des choses proche de la conscience supérieure. Cela a une influence sur le choix de leurs incarnations futures, leur permettant d’intégrer des peuples éveillés vibrant dans des fréquences élevées.
Prenez ma description comme un principe général car il existe toujours des exceptions.
Ce qu’il faut également comprendre, c’est que notre conscience individuelle n’est pas refondue dans la Source à la fin de chacune de nos incarnations. Il y a une continuité au niveau de la conscience individuelle en plus de celle de la lignée.
Tout ce qui est vécu par les consciences individuelles est perçu par la conscience supérieure, ce qui l’enrichit. La multiplicité des incarnations lui permet d’expérimenter et d’intégrer chaque facette de chaque émotion, événement, situation. Cela constitue une bibliothèque complète de multiples connaissances dans tous les domaines que la vie d’un incarné peut explorer. Gardons en mémoire que ces incarnations se réalisent dans de multiples univers, espace-temps, époques et lieux. Ce qui multiplie la quantité d’informations recueillies. Ce couple âme-conscience supérieure n’est pas éternel. Il va prendre fin quand arrive le moment où la partie supérieure de cette conscience a accumulé toute l’information qu’il est possible de recevoir sur ce qui a motivé l’association avec cette âme. A ce moment-là, elle se remplit d’une nouvelle âme plus en phase avec les nouvelles expérimentations désirées.
Remarque :
L’âme est indispensable à la conscience supérieure, sans elle il ne pourrait pas y avoir d’incarnation possible. Elle crée ce que j’appelle une matrice dans laquelle vient se positionner une âme. C’est la fusion des deux qui permet aux incarnations de naître et de vivre leurs expériences d’incarné au sein de la matrice.
J’ai expliqué précédemment qu’il y fallait une âme et une conscience pour créer une lignée. Mais la conscience peut s’associer avec une autre âme pour créer une autre lignée. Ceci peut se produire lorsque la conscience supérieure souhaite expérimenter d’autres chemins. Dans ce contexte il y a deux âmes et deux matrices différentes qui créent des extensions (des incarnations) issues de la même conscience supérieure. Il existe cependant une situation qu’il faut éviter, c’est la rencontre de deux extensions venant d’une même lignée, car elles sont issues de la même âme. A l’inverse, il n’y a aucun problème pour que deux incarnations venant d’une même conscience se rencontrent, puisque les deux lignées différentes peuvent se côtoyer, car elles n’ont pas la même âme. Dans ce cas, au moment de la rencontre, il y aurait une familiarité qui apparaitrait, une forme de reconnaissance d’incarné à incarné sans qu’ils en comprennent la raison.
Remarque :
Je n’aborderai pas dans cet article la notion de rendez-vous karmique, cela relève du choix des consciences, le rendez-vous s’organise de conscience à conscience.
Ce que je peux en dire, c’est qu’ils s’inscrivent dans le chemin de vie de l’incarné comme des points de passage prévus et obligés avant l’incarnation. Dans le cas d’une rencontre ce sont plusieurs consciences qui sont impliquées, au moins deux et souvent plus. Cela sous-entend des incarnations simultanées dans la même temporalité, le même espace-temps et le même lieu. Les chemins de chacun se croiseront immanquablement, imposant la synchronisation d’une multitude de paramètres qu’il est difficile de concevoir pour un esprit humain.
PRECISION SUR LA CONSCIENCE COLLECTIVE ET COSMIQUE
Quand on évoque la conscience individuelle, collective et cosmique, il s’agit des étapes d’évolution d’une même conscience. Ces étapes définissent son degré d’élévation, commençant par un niveau restreint pour aller vers un niveau qui touche à l’universalité.
J’ai déjà décrit précédemment la nature de la conscience individuelle, je vais donc juste la résumer. Comme son nom l’indique elle est centrée sur l’individu et l’individualité de ses choix. Il n’y a pas ou peu de vision associant le collectif.
La conscience collective peut être perçue comme quelque chose d’horizontal, qui s’étend au niveau de l’humanité. C’est un lien commun d’humain à humain, qui relie l’ensemble de l’humanité au travers d’une vision partagée du bien commun. Ce n’est pas une pensée unique mais une compréhension commune de ce qui est juste pour le bien de tous. Dans cette perception, il existe des nuances, des sensibilités qui peuvent faire envisager des choix variés. Mais ces choix sont toujours orientés pour le bien de tous. C’est une évolution de la conscience individuelle qui nous fait sortir du chacun pour soi, c’est une étape de l’éveil.
Il arrive régulièrement de constater une confusion entre la conscience collective et la conscience cosmique, appelée aussi conscience du grand Tout ou également conscience universelle. La conscience cosmique est une évolution de la conscience collective. Elle s’ouvre à un horizon plus vaste, celui de tous les univers et de l’ensemble de ses lois ainsi que de la manière dont elles doivent être mises en œuvre. Ce qui veut dire que l’on a intégré, entre autres, l’amour universel et la connaissance universelle. La compréhension de toute chose et notamment celle des autres formes de consciences existantes. La vie existe partout dans tous les univers, ce qui signifie que la conscience existe partout sous de nombreuses formes. Cette évolution de la conscience s’appelle l’éveil, c’est-à-dire prendre conscience de l’appartenance au grand tout. Cette compréhension peut entrainer la sensation que nous sommes des êtres impuissants, voire insignifiants, face aux forces de l’univers. L’éveil est là pour nous montrer notre véritable place en tant qu’êtres divins, il nous permet de nous élever dans la grandeur de chacun. L’éveil est aussi la compréhension que nous avons un rôle dans cette immensité où rien n’est insignifiant.
Remarque :
Ce besoin de collectif va être de plus en plus évident pour la plupart des êtres humains. L’individualité que nous vivons actuellement nous tire vers le bas et donc nous rapproche de l’ombre. Plus on est dans l’appartenance du collectif plus on intègre la lumière et le grand Tout.
GAÏA, UN LIEU PARTICULIER DANS L’UNIVERS
Toutes les consciences, au travers de leurs incarnations, ont le choix, d’aller vers la lumière ou vers l’ombre. Les consciences qui recherchent l’expérimentation de l’incarnation dans des vibrations basses sont regroupées dans des lieux destinés à cette expérimentation, c’est le cas de notre planète. Dès l’origine de notre humanité l’ombre a investi notre espèce. Profitant de l’absence de conscience collective mais également de la fragilité de la fréquence vibratoire très basse des consciences expérimentant ce lieu. A ce titre Gaïa est particulière car elle ne ressemble pas à de nombreux autres mondes qui sont dans des fréquences équivalentes à la nôtre. Ces mondes, pour différentes raisons, ont maintenu leur orientation vers la lumière tout en explorant les vibrations basses. De la même manière il existe des extensions qui expérimentent la lumière. Elles sont regroupées dans des lieux qui ne connaissent pas l’ombre. Il y a aussi des consciences à la vibration très élevée sur notre planète et c’est pour cela que notre monde n’a pas totalement sombré dans l’ombre. Entre ces deux extrêmes une grande quantité de consciences se situe dans des vibrations intermédiaires.
Remarque :
Après un laps de temps d’évolution établi sur des cycles, la conscience de Gaïa monte dans sa fréquence vibratoire. Cela provoque l’augmentation du niveau vibratoire de toutes les formes de vie en lien avec cette planète, c’est l’un des aspects du grand changement dont la première étape est l’accès à la conscience collective.
Pour en savoir plus sur ce sujet, lire l’article « Le grand changement » et les articles du «Plan merveilleux».
QUELLE EST LA PLACE DE L’ÂME PAR RAPPORT A LA CONSCIENCE
Dans ce principe d’extensions, c’est l’âme qui est en lien permanent avec la source et c’est la même âme pour toute la lignée d’extensions. La conscience et l’âme ne sont pas séparées, elles sont totalement reliées en parfaite harmonie. Ainsi l’âme est liée à l’extension dans laquelle l’incarné s’inscrit : « On change d’âme, mais pas de conscience », nous dira la Source. Elle est aussi l’élément indispensable à l’incarnation. Tout ce que nous sommes, ainsi que le savoir accumulé et tout ce qui se perpétue de nous durant nos incarnations, est transmis au travers de la conscience. Si l’âme est la même pour toute la lignée elle s’adapte en fonction de nos incarnations, mais la conscience reste la même. L’âme, compte tenu de l’incarnation choisie, va adapter sa nature par rapport à ce que l’incarné doit expérimenter. Elle va ainsi mêler diverses parties, issues d’autres âmes volontaires, pour former une nouvelle âme afin qu’elle soit la plus adaptée à cette nouvelle extension. Cette composition ne sera pas pour autant figée, l’âme peut s’adapter à de nouvelles conditions lors de l’incarnation. A l’issue de cette incarnation, cette âme peut se désassembler pour réintégrer l’âme dont elle est issue ou bien se réassocier avec d’autres parties d’âme. L’âme peut puiser en elle ce dont elle a besoin pour faire face à des contextes non prévus avant l’incarnation. Elle peut ainsi ouvrir de nouvelles capacités. Cette possibilité de faire évoluer son bagage initial la rend extrêmement souple dans l’accompagnement de l’incarné. En plus de cette « bibliothèque » de savoir, d’expérience et de compétences, elle n’est jamais seule et peut compter sur l’accompagnement de nombreux guides. Sans oublier qu’elle est reliée en permanence avec la Source, ce qui lui permet d’être omnisciente.
Remarque :
Il y a souvent une confusion entre l’âme et la conscience. « La conscience est constante, elle ne varie pas. « Ce qui se perpétue de nous, de vie en vie, se fait au travers de la conscience. C’est ce que nous transmettra la Source.
Ma compréhension de ce qui nous est transmis, c’est que l’âme est toujours en relation avec la Source, elle est aussi le trait d’union entre la conscience et l’incarnation. Sa nature s’adapte à ce que doit être l’extension pour la durée de son incarnation. Sa « composition » est variable, elle s’agrège ou se désagrège avec d’autres âmes. Je pense que l’on peut dire que l’âme est « adaptable ».
Lors des incarnations, la conscience supérieure s’enrichit des expériences de ses extensions. L’intégralité de ce qui est vécu, perçu et ressenti par la conscience individuelle est reçue par l’âme et la conscience supérieure. Celles-ci sont remontées à la Source qui les partage avec les autres âmes et consciences supérieures. On peut se dire que la Source apprend au travers de toutes ces expériences. En réalité ce n’est pas le cas, car elle est omnisciente puisqu’à l’origine de tout. Ce partage ne se limite pas aux âmes et aux consciences supérieures, il est aussi accessible à toutes les formes de vie qui sont en lien direct avec la Source. Toutes ces informations sont stockées dans l’Akasha, car aucun secret n’existe quand on est dans la Source.
« Je n’apprends pas, je reçois, je coordonne, je transmets et j’enseigne », nous dira la Source.
Remarque :
L’Akasha est un terme sanskrit qui fait référence à l’élément « Ether », il est le premier des cinq grands éléments. Selon différentes traditions, le son « Aum » a résonné à la naissance de l’univers. L’Ether est issu de cette vibration « Aum ». L’Akasha a la particularité de conserver en lui tout ce qui émane du « grand tout ». C’est le témoin de l’évolution de chaque chose car il en garde la trace. De la création des galaxies, à la plus simple manifestation de la vie, tout est mémorisé. L’humain n’échappe pas à cette règle, ainsi l’intégralité de nos actes, pensées, paroles, intentions ou même simplement nos ressentis sont mémorisés.
Vous qui me lisez, lorsque vous aurez parfaitement intégré ce principe des extensions, je vous invite à mesurer la grande avancée dans la compréhension « des choses » que vous aurez accomplie. Vous serez à même de transmettre à votre tour ce grand principe, c’est aussi cela le Grand Changement.
Ce principe des extensions s’applique à toute chose dans l’univers, même à la Source. Ainsi elle est elle-même issue d’une Source mère. On peut logiquement en déduire qu’il n’y a qu’une seule « conscience mère » générant une infinité de « consciences filles » qui engendrent à leur tour d’innombrables niveaux de conscience et ainsi de suite et qu’il en est de même pour les âmes. Cela n’est pas exact dans ce cas, car il existe bien une multitude de consciences et d’âmes qui ne sont pas issues d’une seule conscience et âme originelles. L’image qui nous a été transmise est celle de la source émettant une multitude de rayons comme un soleil, chaque rayon étant une conscience ou une âme. Bien sûr ce n’est qu’une représentation qui ne correspond pas exactement à la réalité mais elle permet à notre esprit de mieux en comprendre le principe.
ÂME MÈRE ET AMES FILLES
Le processus d’incarnation est quelque chose de très complexe dont une grande partie ne nous est pas compréhensible. Je prendrai pour exemple celui des âmes mères et des âmes filles.
J’ai expliqué précédemment qu’une âme peut s’associer à une conscience supérieure pour générer une lignée. Celle-ci peut s’étendre de la fréquence la plus haute à la plus basse. Cette âme peut générer d’autres âmes qui s’associeront, elles aussi, à des consciences pour engendrer des lignées et donc des incarnations. Ces lignées peuvent se créer dans des fréquences très différentes en fonction de ce qui souhaite être expérimenté.
Il existe aussi une autre forme d’évolution de ces lignées qui consiste à générer des extensions de l’âme, que j’appelle des âmes-filles, qui peuvent engendrer elles aussi d’autres âmes-filles. Toutefois ces extensions d’extensions ne s’engendrent pas à l’infini. Ces âmes-filles peuvent apparaitre aussi bien en haut de la lignée qu’en bas donc à des fréquences très éloignées l’une des autres. C’est un embranchement qui crée une lignée plus ou moins grande tout en restant reliée à sa lignée originelle donc à son âme mère. Toutes ces lignées sont toujours reliées à la lignée originelle. Les vibrations, qu’elles soient dans des fréquences hautes ou basses, restent dans un équilibre pour ne pas faire plonger l’ensemble du lignage dans l’Ombre. Ainsi une lignée vibrant très haut peut en générer une autre vibrant très bas et ceci à différents niveaux de celle-ci. Ces différentes branches ne sont pas identiques, certaines sont très riches à la fois en nombre d’incarnations, mais aussi dans des vibrations extrêmement variées.
PREPARATION DE L’INCARNATION
Je rappelle que la voie de l’incarnation n’est pas la seule voie d’évolution et qu’il en existe d’autres.
Le processus d’incarnation commence bien en amont de la période de grossesse. Aucune règle n’existe concernant ce laps de temps, cela dépend de l’incarnation, de sa difficulté, mais également de l’expérience accumulée de la conscience. Une période de 10 années de temps terrestre n’est pas un nombre surprenant, toutefois cette période peut être beaucoup plus courte ou plus longue dans le cadre de missions de vie particulières.
Faire le choix de l’incarnation n’est pas anodin, il s’agit d’expérimenter la matière et d’accomplir des missions de vie. Cela signifie passer d’un plan d’unité à la vibration particulièrement haute, on peut parler de pureté, à un plan vibratoire dense. Cette étape est importante car le changement d’énergie, à la fois de l’être mais également de l’environnement dans lequel il va évoluer durant son incarnation, sont extrêmement différents. Passer d’une fréquence vibratoire particulièrement élevée à une densité telle que celle de l’humanité est un véritable grand écart qui ne peut être réalisé que par des étapes d’adaptation successives. Cela me fait penser à des plongeurs en eau profonde qui doivent descendre et remonter par palier pour permettre au corps de s’adapter au changement de pression et éviter la narcose.
Cette préparation par étapes, du subtil à la densité va permettre à terme d’intégrer progressivement le corps lors de la grossesse. Ce processus varie en fonction de chaque incarnation, certains font des passages répétés dans le fœtus, alors que d’autres attendent le dernier instant de l’accouchement pour intégrer le corps. Certains feront d’incessants allers-retours expérimentant l’intégration dans ce corps si minuscule.
Remarque :
J’ai eu l’occasion, lors d’un stage auquel j’ai participé, de vivre une expérience intéressante sur la difficulté de réintégrer son corps suite à une décorporation. Une amie ayant effectué une sortie de corps se mit à pousser des cris lors de sa tentative de retour. C’était très impressionnant pour tous les stagiaires présents. Les personnes qui animaient ce stage n’étaient pas inquiètes et nous ont rassurés sur leurs capacités à la « ramener ». Après avoir réintégré son corps, mon amie nous expliqua la quasi-impossibilité de réintégrer ce corps minuscule après avoir vécu une telle expansion de son être. Selon elle, elle n’a pas crié mais vocalisé un chant qui lui facilitait la réintégration de son corps. Je peux vous assurer qu’en tant que spectateur les sons émis n’étaient pas des vocalises mais bien des hurlements. Pour moi cette expérience souligne principalement deux choses :
Tout d’abord, lors de sa sortie de corps, mon amie a intégré le Grand Tout, elle s’est parfaitement reliée à son corps divin. En se reconnectant à ce corps elle est passée d’une vibration très basse à une fréquence très élevée. Mais le corps divin est par nature expansé. Si la transition dans ce sens s’est déroulée sans difficulté, il n’en est pas de même pour le retour. Dans cet état d’expansion elle touche à l’amour universel, à une forme de béatitude, qu’une part de son être ne souhaite pas quitter.
Ensuite, il faut bien revenir à la matérialité. Cela provoque un conflit au sein de son être entre une partie qui ne souhaite pas revenir et une autre qui comprend qu’elle n’est pas à sa place. Mais lorsqu’elle fait le choix de revenir dans son corps physique, elle est confrontée à ce qu’elle pense être une impossibilité. Comment s’insérer dans cet espace si étroit qu’est le corps humain ? Le retour vers son corps, peut-être trop rapide pour elle, ne lui a pas laissé le temps de se préparer à cette réintégration. D’où un sentiment de panique qu’elle nous révèlera un peu plus tard.
Revenons au processus d’incarnation et rappelons-nous que dans cet espace-temps, la temporalité n’existe pas. Bien qu’une partie se décide longtemps avant, on peut considérer que le processus débute dans la sphère de la conscience supérieure où une âme s’est insérée et où vient s’installer une conscience individuelle. C’est le début du processus d’incarnation mais on est encore très loin de l’incarné lui-même. Cette conscience va devoir se préparer à cette vie future. La plupart du temps, elle n’est pas novice, elle a déjà pu accumuler des milliers, des centaines de milliers de vies, voire pour les plus vieilles des millions de vies ! Ces nombres paraissent incroyables mais le principe des extensions permet de vivre plusieurs vies de manière simultanée. Plus la conscience est ancienne plus elle aura un grand nombre de vies simultanées. Pour se préparer aux spécificités de cette nouvelle incarnation, des guides dédiés à l’incarnation lui seront associés. Ils l’aideront dans ses choix et surtout à ne pas trop charger cette incarnation d’expériences ou d’objectifs trop ambitieux.
La particularité des consciences individuelles et de l’âme qui l’anime est de vivre dans la source ou sa zone d’influence. C’est-à-dire dans l’amour, la joie, la béatitude d’un être en harmonie avec la Source.
D’une manière générale il y a une forme d’enthousiasme et de joie et même d’euphorie à l’idée de s’incarner, alimentant ainsi de grands objectifs. Mais si le terrain d’expérimentation choisi est une planète comme la Terre, dans une époque et un plan énergétique sombres, cela peut devenir très vite un cauchemar pour celui qui va devoir vivre dans ce monde. A cela s’ajoute que si le choix s’est porté sur un incarné à la vibration basse, tout peut devenir invivable pour ce pauvre être. Dans les cas extrêmes cela peut se terminer par un refus de continuer l’expérimentation et une volonté impérieuse de quitter ce monde. C’est donc le rôle des guides d’incarnation de prévenir de ces dangers, d’aider à aménager des espaces de joie, de bonheur, d’amour dans cette future vie. Finalement, c’est l’âme et la conscience qui décideront des orientations et des choix. C’est dans ces prises de décisions que l’expérience accumulée est importante pour la conscience et l’âme.
Avant le début du cycle du grand changement, le temps entre deux incarnations était équivalent à environ 50 à 200 années terrestres environ. C’est le temps nécessaire pour se « réparer » d’une incarnation. Aujourd’hui ce laps de temps s’est souvent réduit de quelques années à 50 ans pour une partie des âmes-consciences, en tout cas pour celles qui souhaitent se réincarner avant la fin du grand changement. Je parle principalement des incarnations qui viennent sur Terre ou sur des planètes équivalentes. Heureusement il en existe de nombreuses où l’incarnation est légère et heureuse, où leurs habitants vivent en harmonie avec les lois de l’Un.
Mon but n’est pas de décrire, dans cet article, tout le processus de l’incarnation, j’en suis incapable car ignorant de bien des aspects de celui-ci. Cependant il me semblait important de vous transmettre ce que nous avons reçu afin d’éclairer le lecteur sur le rôle de l’âme et de la conscience dans ce processus.
Si vous souhaitez en découvrir plus sur le sujet de l’incarnation, je vous invite à lire le livre « Les Neuf Marches » d’Anne Givaudan et Daniel Meurois. Ce livre décrit précisément le processus dans son approche finale lors des neuf mois de grossesse.
Sources de cet article :
Séances de canalisation
Documentation complémentaire :
Livre :
Les Neuf Marches d’Anne Givaudan et Daniel Meurois aux éditions S.O.I.S.

